Photo Steven Baillon

Photo Steven Baillon

Au 3e étage du musée du Vermandois, la salle de classe du début du XXe siècle ne présente pas seulement des pupitres, des encriers et un tableau noir. Elle raconte une ambition : celle d’une République qui choisit l’école pour instruire les enfants, unir le pays et former des citoyens.

À la fin du XIXe siècle, la France transforme profondément son rapport à l’instruction. Les lois portées par Jules Ferry imposent trois principes fondateurs : la gratuité, l’obligation scolaire et la laïcité. Désormais, l’école primaire ouvre ses portes à tous les enfants, quels que soient leur milieu social ou leur lieu de vie. Dans les villes comme dans les campagnes, la salle de classe devient un lieu décisif de transmission.

Sous la Troisième République, l’école ne se limite pas à l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul. Elle forge une culture commune. L’histoire, la géographie, la morale civique et les symboles nationaux occupent une place centrale. Les cartes murales, le drapeau tricolore, les portraits républicains et les leçons de morale inscrivent chaque élève dans une même communauté de destin.

L’instituteur joue alors un rôle essentiel. Surnommé « hussard noir de la République », il incarne l’autorité du savoir, de la discipline et de la laïcité. Dans sa classe, il guide plusieurs générations d’enfants vers l’instruction, mais aussi vers une certaine idée du devoir, du mérite et de la citoyenneté. Sa mission dépasse largement les murs de l’école : il participe à la vie locale, accompagne les familles et porte les valeurs républicaines au cœur des villages.

Cette école républicaine révèle aussi les tensions de son époque. Elle proclame l’égalité, mais garçons et filles ne suivent pas toujours les mêmes parcours. Elle défend l’unité nationale, tout en imposant une discipline stricte et des programmes marqués par le patriotisme. Elle ouvre des horizons nouveaux, mais reflète encore les hiérarchies sociales et les représentations de son temps.

La classe reconstituée du musée permet ainsi de saisir toute la puissance de ce projet éducatif. Chaque objet témoigne d’une pratique : la plume exige l’application, le cahier valorise l’effort, le tableau organise la parole du maître, le pupitre structure le corps et l’attention. Rien ne relève du hasard. Tout concourt à former l’élève, à façonner son regard, à l’inscrire dans la République.

Le musée du Vermandois vous invite à découvrir, au 3e étage, cette école de la République qui a marqué des générations d’élèves et continue d’éclairer notre histoire collective.

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Question 1/10 : Quel principe la loi du 16 juin 1881 impose-t-elle dans l’école primaire publique ?
➤ La gratuité de l’enseignement
✓ Bravo !

La loi du 16 juin 1881 supprime les frais de scolarité dans le primaire public et ouvre davantage l’école aux enfants des familles modestes.

➤ La mixité obligatoire
✗ Non, voilà la bonne réponse :

La loi du 16 juin 1881 supprime les frais de scolarité dans le primaire public et ouvre davantage l’école aux enfants des familles modestes.

➤ La création du collège unique
✗ Non, voilà la bonne réponse :

La loi du 16 juin 1881 supprime les frais de scolarité dans le primaire public et ouvre davantage l’école aux enfants des familles modestes.

Question 2/10 : Que rend obligatoire la loi du 28 mars 1882 ?
➤ Le port de l’uniforme
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Cette loi impose la fréquentation scolaire entre 6 et 13 ans et vise notamment les enfants des campagnes, souvent mobilisés aux champs ou à la maison.

➤ La scolarisation des enfants de 6 à 13 ans
✓ Bravo !

Cette loi impose la fréquentation scolaire entre 6 et 13 ans et vise notamment les enfants des campagnes, souvent mobilisés aux champs ou à la maison.

➤ L’apprentissage du latin à l’école primaire
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Cette loi impose la fréquentation scolaire entre 6 et 13 ans et vise notamment les enfants des campagnes, souvent mobilisés aux champs ou à la maison.

Question 3/10 : Quelle loi complète les lois Ferry en affirmant la laïcité de l’école publique ?
➤ La loi Camille Sée
✗ Non, voilà la bonne réponse :

La loi Goblet du 30 octobre 1886 interdit l’enseignement religieux dans les écoles publiques et renforce la séparation entre l’école et l’Église.

➤ La loi Berthoin
✗ Non, voilà la bonne réponse :

La loi Goblet du 30 octobre 1886 interdit l’enseignement religieux dans les écoles publiques et renforce la séparation entre l’école et l’Église.

➤ La loi Goblet
✓ Bravo !

La loi Goblet du 30 octobre 1886 interdit l’enseignement religieux dans les écoles publiques et renforce la séparation entre l’école et l’Église.

Question 4/10 : Quelles matières structurent l’école primaire sous la Troisième République ?
➤ Lecture, écriture, arithmétique, histoire, géographie et morale civique
✓ Bravo !

Les programmes associent les savoirs fondamentaux à l’histoire, à la géographie et à la morale civique pour former des élèves instruits et des citoyens républicains.

➤ Commerce, sténographie et comptabilité
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Les programmes associent les savoirs fondamentaux à l’histoire, à la géographie et à la morale civique pour former des élèves instruits et des citoyens républicains.

➤ Latin, grec et philosophie
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Les programmes associent les savoirs fondamentaux à l’histoire, à la géographie et à la morale civique pour former des élèves instruits et des citoyens républicains.

Question 5/10 : Pourquoi les instituteurs sont-ils surnommés les « hussards noirs de la République » ?
➤ Parce qu’ils enseignent uniquement l’histoire militaire
✗ Non, voilà la bonne réponse :

L’expression de Charles Péguy souligne leur mission : transmettre les savoirs, la discipline et les principes républicains jusque dans les villages.

➤ Parce qu’ils portent l’instruction laïque et les valeurs républicaines
✓ Bravo !

L’expression de Charles Péguy souligne leur mission : transmettre les savoirs, la discipline et les principes républicains jusque dans les villages.

➤ Parce qu’ils dirigent les bataillons scolaires
✗ Non, voilà la bonne réponse :

L’expression de Charles Péguy souligne leur mission : transmettre les savoirs, la discipline et les principes républicains jusque dans les villages.

Question 6/10 : Comment fonctionne souvent l’école dans les petites communes rurales ?
➤ Avec un professeur différent pour chaque matière
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Dans ces communes, l’instituteur conduit plusieurs niveaux dans une même salle et adapte ses leçons aux âges réunis devant lui.

➤ Avec des élèves répartis en amphithéâtre
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Dans ces communes, l’instituteur conduit plusieurs niveaux dans une même salle et adapte ses leçons aux âges réunis devant lui.

➤ Avec une classe unique mêlant plusieurs âges et niveaux
✓ Bravo !

Dans ces communes, l’instituteur conduit plusieurs niveaux dans une même salle et adapte ses leçons aux âges réunis devant lui.

Question 7/10 : Que rappellent le drapeau tricolore, les cartes de France et les portraits républicains dans la classe ?
➤ Les métiers ouverts aux élèves
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Ces objets inscrivent les enfants dans une culture nationale partagée et accompagnent les leçons de civisme, d’histoire et de géographie.

➤ Les symboles et le récit commun de la République
✓ Bravo !

Ces objets inscrivent les enfants dans une culture nationale partagée et accompagnent les leçons de civisme, d’histoire et de géographie.

➤ Les règles du commerce colonial
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Ces objets inscrivent les enfants dans une culture nationale partagée et accompagnent les leçons de civisme, d’histoire et de géographie.

Question 8/10 : Quelle place l’école républicaine réserve-t-elle longtemps aux filles ?
➤ Elle leur accorde l’instruction primaire, mais maintient des parcours souvent séparés et orientés vers la vie domestique
✓ Bravo !

Les lois scolaires concernent aussi les filles, mais les programmes gardent longtemps des enseignements comme la couture, la cuisine ou la morale domestique.

➤ Elle leur interdit toute scolarisation publique
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Les lois scolaires concernent aussi les filles, mais les programmes gardent longtemps des enseignements comme la couture, la cuisine ou la morale domestique.

➤ Elle leur ouvre immédiatement le baccalauréat dans les mêmes conditions que les garçons
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Les lois scolaires concernent aussi les filles, mais les programmes gardent longtemps des enseignements comme la couture, la cuisine ou la morale domestique.

Question 9/10 : Pourquoi le patriotisme occupe-t-il une place forte dans l’école de la Troisième République ?
➤ Pour remplacer l’apprentissage de la lecture
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Après la guerre contre la Prusse, l’école valorise l’histoire nationale, les symboles et le devoir envers la patrie afin de souder les jeunes générations.

➤ Pour supprimer les leçons d’histoire
✗ Non, voilà la bonne réponse :

Après la guerre contre la Prusse, l’école valorise l’histoire nationale, les symboles et le devoir envers la patrie afin de souder les jeunes générations.

➤ Pour renforcer l’unité nationale après la défaite de 1870
✓ Bravo !

Après la guerre contre la Prusse, l’école valorise l’histoire nationale, les symboles et le devoir envers la patrie afin de souder les jeunes générations.

Question 10/10 : Quel chant national les élèves apprennent-ils dans l’école de la République ?
➤ Le Chant des partisans
✗ Non, voilà la bonne réponse :

La Marseillaise, enseignée et chantée à l’école, participe aux rituels républicains et nourrit le sentiment d’appartenance nationale.

➤ La Marseillaise
✓ Bravo !

La Marseillaise, enseignée et chantée à l’école, participe aux rituels républicains et nourrit le sentiment d’appartenance nationale.

➤ L’Internationale
✗ Non, voilà la bonne réponse :

La Marseillaise, enseignée et chantée à l’école, participe aux rituels républicains et nourrit le sentiment d’appartenance nationale.

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